Knitting for victory !

Puisque l’actualité nous pousse au confinement, voici un focus sur l’utilisation du tricot en temps de guerre.

Le temps des réquisitions

On pense tout de suite à l’alimentation et au chauffage, mais la laine faisait aussi l’objet de réquisition en temps de guerre. Avant son industrialisation récente, la laine était un produit de première nécessité pour s’habiller et se chauffer, portée à même la peau. Chaque fois qu’une guerre éclatait, elle était partiellement confisquée, dès la tonte, pour habiller les soldats sur le front.

« Knitting for victory »

L’effort de guerre, demandé dans tous les foyers en temps difficiles, s’appliquait également à cet artisanat familial qu’était le tricot. Cette discipline était enseignée dans les écoles de filles comme de garçons.
Aux États-Unis, la Croix-Rouge recommandait aux enfants : « Fais le travail de la mère pour qu’elle puisse tricoter. »

Les femmes et les enfants d’abord

Femmes et enfants se mettaient donc à tricoter bonnets, cagoules et chaussettes pour les militaires.
Au Canada, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la Croix-Rouge estima que 750.000 femmes avaient confectionné environ 50 millions de pièces de vêtements. Aujourd’hui encore, il existe des clubs de tricot qui tricotent pour les troupes américaines (ex : Warm for Warriors).

Durant la guerre, l’action de tricoter fut aussi instaurée dans les établissements de soins, en solidarité avec les camarades sur le front, mais aussi à visée thérapeutique pour garder une activité manuelle pendant la convalescence !

Résiste !

Toujours lors de la Seconde Guerre Mondiale, le tricot fut utilisé dans des actes de Résistances à l’occupation. Le maillage d’un tricot est en effet un parfait moyen d’encoder des messages, un peu façon morse ! Il était alors formellement interdit d’envoyer à quiconque un tricot à motifs.
Pour la communication de messages simples, certains réseaux de Résistance recrutèrent des « observateurs qui se baladent innocemment », tandis que des « codeurs » à l’air tout aussi innocent tricotaient sur un banc public ! Comme dit Nathalie Zarelli : «Pendant les guerres, là où il y avait des tricoteuses, il y avait aussi des espionnes» !

Notre mantra s’exprime plus que jamais : Tricoter c’est militer ! Alors tricotez local et responsable pour occuper les longs après-midi, préparez votre garde-robe post-covid19, et profitez en pour transmettre à vos proches de confinement ce savoir-faire précieux en temps de guerre comme en temps de paix !

Share Button